Source :
www.travailler-mieux.gouv.fr

Perception, mais réalité

Les risques psychosociaux (RPS) sont inhérents
à toute stratégie

IMG_1910Les risques psychosociaux (RPS) sont à l’interface de l’individu et de sa situation de travail, d’où le terme « psychosocial », mais ils ne sont définis ni juridiquement ni statistiquement, aujourd’hui, en France.

En réalité, on appréhende souvent le risque par sa manifestation : stress, mais aussi malaise au travail, harcèlement, discrimination, etc.

Les risques psychosociaux (RPS) revêtent un caractère subjectif, relèvent de la perception propre à chaque individu. Par exemple, le stress est généralement compris comme le « déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ».

Le stress est généralement compris comme le « déséquilibre entre la perception qu’une personne a de ses contraintes et la perception qu’elle a de ses propres ressources ».

Ce qui n’empêche ni de les évaluer, ni de les mesurer – à l’instar de la douleur en milieu hospitalier. Leurs effets sont tangibles : ils affectent la santé physique, le bien-être, la productivité, la capacité à mener à bien des actions de conduite du changement…

La diversité des facteurs à l’origine des risques psychosociaux (RPS) – individuels, mais aussi organisationnels – est désormais admise par tous. On peut regrouper ces facteurs en quatre grandes familles, lors des expertises CHSCT ou des missions relatives à la qualité de vie au travail.

1. Les exigences du travail et son organisation :

autonomie, impératif de qualité et de délais, vigilance et concentration requises, injonctions contradictoires, gestion du stress…

2. Le management et les relations de travail :

nature et qualité des relations avec les collègues ou les supérieurs, reconnaissance, rémunération, justice ou équité perçue…

3. La prise en compte des valeurs et des attentes des salariés :

développement des compétences, équilibre entre vie professionnelle et vie privée, conflits éthiques, qualité de vie au travail…

4. Les changements du travail :

conception des changements de tout ordre, conduite du changement, nouvelles technologies, sécurité de l’emploi, réorganisations…