Artélie Conseil - Newsletter 16 - L'actualité du risque humain en entreprise
Restructurations : les risques humains enfin pris en compte
Les dirigeants d’entreprise ont compris depuis longtemps l’intérêt d’un accompagnement au moment de s’engager dans une restructuration. Ils cherchent un regard extérieur, une aide à la décision et à la mise en œuvre. Traditionnellement, leur demande porte sur les dimensions économiques, stratégiques, sociales et médiatiques du projet. Mais ils ont récemment élargi ce spectre  aux risques humains qui peuvent ralentir, voire faire échouer, la réorganisation. L’alliance d’Artélie – spécialiste des risques humains – et celle d’Oneida Associés – qui évolue dans le champ des restructurations – répond à cette évolution du marché.
 
Depuis sa création, Artélie Conseil aide les entreprises à maîtriser les risques humains qui les affectent la mise en oeuvre de leur stratégie. Elles font appel à nous de façon préventive mais aussi pour résoudre des situations de tensions avérées. Ces risques – potentiels ou réalisés – résultent de tensions inhérentes à l’organisation et surviennent dans le cours « normal » de la vie de l’entreprise.
 
Pourtant, il arrive aussi que ces tensions trouvent leur source dans le contexte particulier d’une restructuration (fermeture d’un site industriel, fusion de deux services…). Elles peuvent alors se traduire par un niveau élevé d’absentéisme, ou par le désengagement du management intermédiaire…autant de risques d’échec pour le projet de réorganisation. Les dirigeants d’entreprise en ont pris conscience assez récemment. Ils nous confient des missions dans ce type de contexte, ce qui n’était pas forcément dans leurs habitudes.
 
En tant que spécialiste des risques humains, nous devions répondre à cette nouvelle demande. C’est pourquoi nous nous sommes rapproché du cabinet Oneida Associés, qui accompagne depuis de nombreuses années les entreprises en restructurations. Afin de mettre en lumière les points les plus forts de cette collaboration et de mieux comprendre l’évolution du marché, nous avons souhaité interroger Rune Lenormand et Philippe Grabli, respectivement Président et Senior Vice-Président d’Oneida.
 
Dans quel cadre Oneida intervient-il ?
Nous sommes un cabinet de conseil international spécialisé dans la préparation et la mise en œuvre des restructurations. Nous intervenons 130 à 150 fois par an pour de grands comptes au profil international, à travers une trentaine de pays, dans des contextes de réorganisation. Par exemple, lors de la fusion des forces de ventes, de la mise en place d’un centre de services partagés, ou de la fermeture d’une usine…Il s’agit de projets dont les enjeux stratégiques, économiques, sociaux et de protection d’image sont forts pour les clients.
 
Quelles sont les grandes étapes habituelles d’une mission ?
Les clients nous demandent d’intervenir pour les aider à engager leurs projets tout en trouvant les moyens de minimiser le sentiment de rejet. Ils nous contactent alors que l’organisation cible n’est pas encore très claire. Nous définissons avec eux une stratégie de mise en œuvre et de communication interne. Dans le même temps, nous commençons à répertorier systématiquement les risques qui peuvent se présenter (business, sociaux, politiques ou médiatiques). C’est à ce moment-là que nous verrons s’il y a lieu de développer le volet risques humains. Puis nous lançons la mise en œuvre à proprement parler (opérations de communication, de lobbying ou de consultation en interne). Notre mission va jusqu’à la mise en place de l’organisation cible. L’ensemble, selon les dossiers peut aller de 3 à 18 mois de travail.
 
Que vous apporte le partenariat avec Artélie ?
Nos deux organisations couvrent l’ensemble des risques associés aux restructurations. Mais elles gardent leurs optiques respectives. Pour ce qui nous concerne, nous considérons les risques humains sous l’angle de la conception et de la mise en œuvre du projet de réorganisation. Nous cherchons à savoir si les différentes parties prenantes (salariés, management…) seront en capacité de mettre en œuvre la transformation de l’entreprise.
 
Toutefois, le traitement des risques humains n’est pas notre cœur de métier. Or, le risque humain doit parfois être très concrètement levé pour pouvoir avancer. C’est alors que notre partenariat avec Artélie trouve tout son sens.
 
Tous vos clients s’intéressent-ils aux risques humains ?
Ils ne le formulent pas de cette façon. Pour eux, la priorité est de bien gérer leur entreprise. Dans le cadre d’une restructuration, ils s’intéressent avant tout à la vitesse d’exécution, qu’il s’agisse d’intégrer une entreprise cible récemment acquise, de céder une activité, ou de fermer un site. Réaliser ces transformations de plus en plus vite est devenu essentiel. Et cette vitesse peut décontenancer les salariés. C’est à ce moment-là que l’entreprise va se rendre compte que le projet « coince », et que le risque humain doit être pris en compte très concrètement. L’entrée en récession de l’économie ne fait qu’accélérer le mouvement : les contraintes budgétaires se font plus fortes, et le droit à l’erreur plus faible.
 
Pensez-vous que toutes vos missions contiendront à l’avenir un volet « risques humains » ?
Ce qui est certain, c’est que nous nous poserons toujours la question. Mais de notre point de vue, toutes les restructurations que nous accompagnerons ne se joueront pas sur ce terrain-là. Cela dépendra notamment du climat social dans l’entreprise, de l’impact du projet sur l’organisation et de l’état d’esprit de la direction : quel est son degré de compréhension des enjeux humains ? Quel est son degré d’implication dans le projet ? Quel degré de traumatisme peut-il provoquer ? A quel point la restructuration va-t-elle changer les habitudes de travail ?
 
Sur quelles missions avez-vous déjà travaillé ensemble ?
Nous avons collaboré à plusieurs reprises. Une de nos missions a consisté à accompagner un grand industriel dans le secteur des produits de grande consommation. Ce dernier devait investir lourdement dans ses sites de production. Sur le plan humain, cette nouvelle organisation devait aboutir à des changements de cadence, et à une organisation réformée. Le projet a conduit à réduire le nombre de niveaux hiérarchiques et à rendre les ouvriers plus autonomes. Le risque humain s’est en particulier exprimé au niveau des chefs de projet chargés de mettre en œuvre la nouvelle organisation. Des enquêtes internes ont détecté, au sein de cette population, une baisse du sentiment d’appartenance, ce qui est un signal d’alerte important.
 
Comment se sont concrètement répartis les rôles ?
Nous avons préparé avec les dirigeants le projet d’organisation cible, service par service. Puis nous avons apporté notre aide au dialogue social notamment par l’accompagnement à la communication interne. De son côté, Artélie a travaillé directement avec les opérateurs de terrain, ce qui a permis de dresser un bon échantillonage des populations de salariés en difficulté. Cet audit a permis de cartographier, usine par usine, mais aussi au siège, la dégradation du sentiment d’appartenance. 
 
 
En bref
» Le rôle du document unique encore renforcé
Un arrêt de la Cour de Cassation rendu fin 2011 vient encore de renforcer le rôle du document unique dans la jurisprudence. Il s’agissait pour la Cour de se prononcer sur le contenu et la diffusion du document unique en en cas d’intervention d’un prestataire externe à l’entreprise. En l’occurrence, le salarié d’une entreprise extérieure a subi un accident sur le site de l’entreprise cliente.  Cette dernière a été reconnue coupable de « blessures involontaires » et condamnée à 10.000 euros d’amende. Selon la Cour, non seulement le document unique ne faisait pas état des risques, mais il n’avait pas été mis à disposition du personnel. Ce qui aurait d’avertir le prestataire externe  des risques encourus.
 
Artélie dans la presse
Notre cabinet est régulièrement sollicité par les médias sur les thèmes d'actualité recoupant son expertise spécifique.
 
 
» Novethic.fr (décembre 2011)
RPS : le nouveau mal de l’entreprise
 
» L'expansion (novembre 2011)
Les virtuoses de l’arnaque aux virements
 
Publication
RH au quotidien - 100 fiches
 
les risques psychosociauxLe champ de la GRH s’est considérablement enrichi au cours des dernières années, tant par le développement d’un savoir scientifique que par celui de pratiques professionnelles en constante évolution.

Cet ouvrage a pour ambition de couvrir l’ensemble des pratiques de GRH appliquées en entreprise. Son objectif est de répondre, de façon pragmatique, aux questions que se pose quotidiennement tout responsable RH dans l’exercice de ses fonctions.

Ouvrage de référence à vocation avant tout pratique, il fournit au lecteur de mettre en œuvre des solutions opérationnelles à des problèmes de terrain.
 
RH au quotidien
100 fiches

Editions Dunod
Date de parution : 2011
 
Publication
Fondé en 2007 par Bénédicte Haubold, Artélie Conseil est un cabinet d’expertise en prévention et en résolution des risques humains en entreprise.
 
Notre vocation est d’accompagner les directions générales à atteindre leurs objectifs stratégiques à travers une meilleure gestion de ces risques. Nous intervenons dans des situations complexes à forts enjeux, et mettons en œuvre une méthodologie d’audit innovante pour y répondre, en nous basant sur le double profil – audit et formation en sciences sociales – de nos consultants.
 
 
« Anticiper et résoudre les situations humaines difficiles en entreprise »
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